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Vos histoires
La redevances pour la copie privée sert à rémunérer les titulaires de droits pour l’utilisation de leur travail. Cette compensation permet aux artistes de gagner leur vie grâce à leur musique, leur permettant ansi d'en créer de la nouvelle. Ci-dessous, les personnes qui bénéficient de la redevance vous racontent leur histoire.
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Chanteuse et auteure-compositrice :
«La redevance pour la copie privée est une source de revenu qui compte définitivement dans le développement de toute carrière musicale. Il est important pour un artiste qui se dédie à plein temps à son art de pouvoir continuer à investir ses énergies afin de le pousser plus loin. Les auteurs-compositeurs pratiquent un métier qui, au même titre que les autres professions, mérite d'être rémunéré à sa juste valeur. Ceux qui se donnent corps et âme à leur passion et qui en font leur profession comprendront certainement les enjeux de la chose. alors SVP, ne laisser pas cet argent qui est dû aux artistes leur filer sous le nez.»
Chanteuse, auteure-compositrice et interprète - Zooloo Blues Band :
«Chanteuse depuis plusieurs années au sein du Zooloo Blues Band, je suis auteure-compositrice et interprete. Il me serait impossible de continuer a vivre de ma musique sans les redevances directement liés à ma musique... Dans les dernieres années, c'est grace a ces redevances que j'arrive à tenir le coup sans avoir à travailler dans un autre domaine que le mien... Ensemble on peut certainement faire quelque chose!!!! »
Créatrice et interprète :
«Quand on pense à la quantité de morceaux de musique qu'un lecteur mp3 peut accueillir et faire jouer pour le plus grand bonheur de celui qui l'utilise, on se rend compte qu'un petit dollar pour la copie privée, ça ferait pas cher payer. En tant que consommatrice, en tout cas, je trouverais cela tout à fait normal.
En tant que créatrice et interprète, maintenant, ça m'apparaît incontournable, impératif. La chute des ventes d'albums fait peur (moi qui suis assez nouvelle, je n'ai pas connu les belles années) et additionnée à la tendance au cocooning du public qui ne sort plus beaucoup aux concerts, je me demande bien comment on va faire pour continuer. Déjà qu'un travail alimentaire est nécessaire pour bon nombre d'entre nous... La Création va en souffrir, c'est clair, si rien ne bouge!»
«Lorsqu'on considère l'ampleur de l'offre musicale faite par des milliers d'artistes de talent, démultipliée par la distribution et le piratage massif de musique en support mp3, il est évident que ce rapport dépasse *de loin* celui maintenant dépassé de la distribution et copie de musique sur format cassette, CD-R ou midi-disc.
J'ose croire que le gouvernement a déjà saisi cette réalité fort évidente, et l'enjeu que ça représente pour les artistes et artisans de l'industrie musicale. Maintenant, qu'aucune action concrète ne soit posée pour rectifier le problème me dépasse. Et cela va bien au-delà de la polémique à propos de la faible importance que le gouvernement accorde à la culture; acculé au mur par la critique publique, il s'en défendra toujours à coups de sorties publiques ponctuées de nobles propos.
Le gouvernement adorer nous rappeler qu'il est une entité à base démocratique et qu'il sait faire de la politique.
Mais si on garde la tête froide, qu'on laisse de côté les propos « idéalistes » et qu'on considère le fait qu'une industrie musicale non-légiférée adéquatement représente des millions de dollars tout simplement perdus pour tous les paliers de cette industrie, y compris le gouvernement, on se demande si ce même gouvernement est maintenant capable de nous rappeller qu'il est aussi une entité à base financière et qu'il sait faire des affaires...»
Auteure, compositrice et interprète - Gagnante du Grand Prix « Francovision » (Paris) et d’un « Félix » pour le Meilleur album populaire :
«Savez vous que dans un iPod, il y a une soixantaine de licences et qu’Apple doit payer ces licences à ceux qui ont développé ce petit bidule, et j’imagine que c’est bien payé, mais, par contre, pour la raison d’être de ces supports audionumériques, c'est-à-dire la musique : RIEN. Apple ne paie pas de redevances pour la copie privée sur ces fameux iPods.
J’ai un peu de difficulté à comprendre un gouvernement qui donne la priorité au contenant plutôt qu’au contenu. Est-ce que notre travail est un léger détail sans importance ???
Si nous n’obtenons pas de redevances sur ces nouveaux supports, c’est la fin du régime car les CDs et les cassettes vierges qui sont les seuls supports sur lesquels nous percevons des redevances, d’ici quelques années… il ne s’en vendra plus.
Les conséquences de la perte du régime de la copie privée seraient catastrophiques pour le milieu musical, qui survit déjà à peine, et pour les créateurs. Est-ce que ce gouvernement veut une culture vivante ??? Si tel est le cas, il doit supporter toute la chaîne de création.»
«Les redevances sur la copie privée constituent en soi une rémunération légitime, certes! Mais en plus, elles répondent, bien que très partiellement, à une réalité du plus en plus criante : la chute des ventes d'albums. J'appartiens à cette majorité de joueurs dans la domaine de la musique (artistes, promoteurs, travailleurs), qui constatent chaque jour l'impact de cette réalité.
Comme plusieurs, je grince des dents en constatant que continue de se répandre cette perception populaire voulant que l'accès gratuit à la musique ne nuise qu'à des « machines » lucratives et n'affectent pas vraiment les artistes et ceux qui les soutiennent. On aura beau s'efforcer de remettre les pendules à l'heure, si nos lois ne vont pas dans le même sens, on va grincer longtemps...
On peut avoir différentes opinions quant aux modèles à préconiser (et ce débat est sain!). Mais nous sommes certainement unanimes à reconnaître l'urgence d'entrer dans le 21e s. et de se doter de nouveaux outils pour assurer la pérennité de notre scène musicale, dans toute sa diversité.
Bref, ce n'est surtout pas le temps de voir tomber en désuétude l'un des rares outils déjà en place, instauré à la suite de longues luttes et pouvant faciliter le passage. Je crois qu'il y a là matière à rallier les troupes!»
Chanteur et musicien :
«La mobilisation et l'unité dont nous devons faire preuve sont primordiales lorsqu'on voit la vitesse à laquelle les législateurs réagissent. Sur le fond, par la loi de 1997, ces redevances auxquelles nous avons droit sont déjà acquises. Par contre, sur la forme, le travail d'amendement tarde et est même en danger. Modifier la loi pour que celle-ci s'applique aux réalités d'aujourd'hui (iPod-Mp3, etc.) ne devrait être qu'une formalité. Mais voilà, je crois que nous nous devons de tous mettre l'épaule à la roue pour faire bouger nos élus et qu'ils comprennent que dans une réalité québécoise, l'apport de cette redevance est pour nous tous important et essentiel.»
Compositeur :
« Bravo! Quelle belle initiative. Je suis très heureux de voir une action concertée d'une telle qualité. Votre site est une grande réussite. J'espère qu'elle regroupera les forces vives du milieu artistique. Elle mettra les consommateurs de produits artistiques devant la situations extrêmement préoccupante du revenus de l'artiste.»
Chanteur des Respectables :
«Eh bien, si ce n'était des revenus générés par la copie privée et des droits voisins, je ne sais pas comment tant d'artistes parviendraient à survivre. Ces revenus sont nécessaires dans le développement de nos carrières et nous permettent également de créer des projets futurs. Il faut qu'on arrête de nous prendre pour des cons. Et comme disait Félix : " Private property - don't touch...".»
Auteur-compositeur interprète :
«Les redevances provenant du régime de la copie privée, additionnées aux autres revenus découlant de la Loi sur le droit d'auteur, permettent de faire en sorte que les artistes aient un revenu acceptable.Cette source additionnelle de revenus pour l'utilisation de nos œuvres est, à n'en pas douter, devenue essentielle à notre survie en tant qu'artiste.»
Artiste-interprète et auteur-compositeur :
«Pour nous, artistes vivant dans une province francophone où le marché est beaucoup plus restreint par la langue et où nous devons, en plus, nous mesurer aux artistes américains et internationaux, il devient extrêmement difficile de survivre. Nous sommes souvent contraints à travailler ailleurs que dans notre domaine pour gagner nos vies. Les redevances versées par la SCPCP aident donc grandement dans la mesure où, avec cette compensation pour l'utilisation de notre musique, nous pouvons nous permettre de consacrer plus de temps à nos œuvres et à notre art.»
Auteur, compositeur, interprète de musique country, reconnu comme le "gentleman" de la chanson country au Québec et gagnant de quatre trophées Félix (1991, 1997, 2002 et 2006) :
«Les redevances que je reçois de la copie privée m'aident à investir dans ma musique (pour les enregistrements, par exemple, ou encore la pub télé pour mes albums) et me permettent de prévoir pour demain, pour mes projets de créations en musique. Merci à la SCPCP et longue vie à ces redevances dont tous les artistes profitent.»
Artiste-interprète :
«Le partage des redevances provenant de la copie privée accorde à tout artiste-interprète qui contribue à la création et à la diffusion d'une œuvre musicale, non seulement une reconnaissance pour son travail, mais également une source de revenu pour cette utilisation de ses oeuvres, de ses prestations, lui permettant de se consacrer davantage à son métier.»
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